Lot of fun too !

Je voulais dire un grand merci a tous ceux qui nous ont ecrit via le blog ou par email pour nous soutenir, c'est super gentil et ca fait du bien, chacun y est allé de son petit conseil et ca a fait son chemin dans nos tetes...

Je me suis quand meme dit qu'il etait temps de faire un nouveau billet pour enterrer un peu le précédent et montrer une facette un peu plus sympa de ce séjour au Canada.

La semaine derniere, on a organisé une soirée dans la salle de notre immeuble. Chacun a apporté a manger et/ou a boire et hop, une super soiree a la clé !

Les macarons par Mel

La tarte poire-chocolat par moi

Jeremy et Thao

Pierre, Valentin, Mat et Antoine

Laurence, Celine, Thao, Mel et moi

Ne me demandez pas pourquoi mais on s'est mis a faire des sauts et Seb nous a prises en photo, ca donne ca :

Sophie, Lauren et Marion

Jeremy et Seb

Avec Lauren et Mimi

Audrey, Solene, Mimi, Severine, Marion et Sophie

Marion et Haby

Solene et Audrey

Thao et Laurence. Ah c'est clair que c'est les filles qui ont mis le feu !!!

Le Blind Test

Solene et Jeremy

Bref, du grand n'importe quoi et c'était super !!!! :)

Toutes les photos de la soirée sont la :

Le lendemain, je suis allée au festival Edgefest pour voir Metric, Billy Talent et aussi AFI, alala c'était géniaalllll !!

Metric

Billy Talent

Il pleuvait, alors forcément, comme c'était dans un parc, eh ben, l'herbe s'est transformée en gadoue. Certains faisaient des batailles de boue, d'autres ont lancé le concept du ventrigliss...


... et moi en rentrant, je ressemblais a ca...

Le dimanche, Jeremy a fait un petit boulot de cameraman pour le spectacle Bollywood d'une copine de Steph, j'ai fait un apero filles avec Marion et Aurelie et samedi, rassemblement massif pour le déménagement de Mat et Severine. J'ai pas les photos mais j'ai les chiffres : 12 personnes et une heure pour vider l'appart, tout descendre (ok y a un ascenseur :p) et tout charger. Moi je dis, la classe !!

Pierre, Edouard et Jeremy en pleine deconstruction

Les autres vont monter les meubles dans la maison, mais comme je me suis un peu fait mal au dos , je rentre et je me repose un peu avant d'aller au barbec avec toute l'equipe de choc. Dans le jardin, on se fait croquer par des betes en tout genre, j'en ai la cuisse toute customisee :p

Chacun a monte sa chaise :p

Valentin et Mat

Severine et Sophie

Je crois que j'ai du souci a me faire...

Marion et me

Qui se ressemble s'assemble ;)

Aurelie et Jeremy et LA brosse a BBQ !

Toutes les photos de la journee sont la !

Hier, on a remercie Skype !! Environ 2 heures avec Pim, en live, avec des jokes et un tchin tchin :

C'est super de pouvoir lui parler, ca n'était pas arrivé depuis plusieurs mois et puis bon, les emails c'est pas pareil. On a eu confirmation que meme si, par miracle, on avait gardé notre boulot, on n'y serait pas restés tres longtemps vu la situation actuelle. On se raconte un peu nos vies et on finit par etre blasés de devoir se parler par webcam uniquement, parce qu'aucun de nous n'a de sous pour se payer le billet d'avion pour aller voir l'autre. Mais bon, on profite de Skype pour refaire le monde, faire des projets qui se réaliseront pour certains, et pas pour d'autres mais ca fait du bien :)

Sinon, quoi de neuf depuis le dernier billet ? Jeremy et moi avons contacté des gens dans le Yukon et dans le Nouveau-Brunswick, on envisage vraiment sérieusement de partir quand une offre de traductrice se trouve dispo a Toronto ! Je ne suis pas censée chercher de travail mais la, on ne peut pas dire que j'aie cherché, l'offre m'est tombée dessus alors j'ai postulé. J'ai eu un entretien telephonique de 40 minutes en fin de semaine derniere et la premiere question portait sur un éventuel visa de travail. J'ai parlé du Developpement Professionnel, ce visa qui permet au Francais qui trouvent une société qui veut les embaucher, d'obtenir un visa de travail de 18 mois maximum si cette societe leur fournit une lettre contenant les horaires hebdomadaires, la paie, la duree du contrat et les taches principales. C'est simplissime ! Je lui ai expliqué tout ca mais j'ai quand meme senti un leger scepticisme, on verra bien. Si j'ai le poste, je serai contente, si je ne l'ai pas et qu'on quitte Toronto je serai aussi super contente ;)

Jeremy de son coté a un entretien dans une banque demain, bonne paie, a 3 minutes de la maison mais bon c'est sans doute pas ca qui nous retiendra si je ne suis pas prise pour le poste de traducteur.

Jeremy a eu une reponse d'un directeur de theatre du Nouveau-Brunswick, disposé a lui donner des contacts et des conseils si on venait a s'installer dans sa province, alors Jeremy lui a demandé s'il pouvait d'ores et deja lui donner une idee de la situation car s'il lui dit qu'il y a des opportunités, on viendra encore plus vite !

Ca fait 6 mois exactement qu'on est arrivés a Toronto. On a l'impression d'avoir quitté la France il y a 2 ans. Ces derniers mois ont ete intenses, dans le bon comme dans le mauvais sens et c'est sans doute ca, en plus de depaysement, de l'anglais, de l'eloignement avec la famille et les amis, qui donne cette impression.

J'ai ete contactée par une PVTiste qui aimerait me faire part des problemes qu'elle, une amie a elle et sa soeur - independamment l'une de l'autre - ont rencontrés avec leur proprietaire ou leur colocataire (menace, changement de verrous etc). Je vais sans doute rédiger un article pour www.pvtistes.net pour montrer que si les gens semblent gentils ici, ils ne le sont pas toujours, souvenez-vous du bouton "ON/OFF" de l'ex boss de Jeremy. Tout ca pour dire que je sais que de ce coté la, on a eu de la chance, enfin pour le moment, on touche du bois et c'est deja une bonne chose en soi ! :)

Et le moral alors ?

Pendant que j'étais à la Nouvelle-Orléans, Jeremy a fait une journée de travail dans une crêperie que beaucoup de PVTistes connaissent puisque la patronne embauche beaucoup de Français et en vire la majorité dans les jours qui suivent l'embauche. Jeremy a fait son premier jour un samedi, autant dire que c'était perdu d'avance. Elle l'a viré le soir même car il n'était pas assez "polyvalent".

Ça me contrarie, j'en ai marre que la recherche de travail guide nos vies comme ça, chaque journée sans job trouvé est comme un échec. Pendant ma semaine d'absence, Jeremy va chercher du travail, déposer son CV partout, contacter toutes les boîtes d'intérim mais rien, pas de retour, pas d'appels. À entendre certaines remarques parfois, on croirait presque que c'est de notre faute. Et parfois, j'ai juste envie de dire merde aux gens !

Je dois dire qu'en ce moment, il n'y a qu'avec Jeremy que je me sente vraiment bien. Quand j'étais étudiante, on était tous fauchés, normal. Ensuite, il y a eu la team Benetton, pfff, encore plus fauchés. Le Canada, ça a été très dur financièrement, sauf vers la fin où la paie enlevait un tas de souci, mais ça a été de courte durée. En Australie, les nuits dans la voiture et les squat d'auberge et de buffet faisaient partie intégrante du voyage. Ensuite, la Marque Rose ? Idem, tous fauchés, personne ne faisait de folies et je me rends compte que moi, avec mes copains ça a toujours été comme ça, c'est pas que ça me rend heureuse, mais ça me rend pas malheureuse, loin de là et ça rend les choses plus intenses.

Depuis quelques semaines, nous sommes les seuls à galérer dans le groupe qu'on s'est crée ici et je me sens plus à ma place dans les conversations projets, vacances, cadeaux, achats compulsifs, dans les comparaisons des salaires tous assez élevés.

Moi, je ne demande même pas des salaires pareils, j'aimerais juste qu'on puisse de temps en temps ne pas penser à l'aspect financier des choses et j'avoue que j'adore qu'on soit tous dans le même bateau, ça dédramatise drôlement la situation.

Pierre en France, il galère, Camille en France elle galère, ça ne me fait pas plaisir mais ce sont nos amis, ils galèrent aussi et ça me rapproche d'eux, c'est peut-être con et puis on peut pas souhaiter être fauché et ne fréquenter des gens fauchés toute sa vie, non c'est sûr, mais je me rends compte que si Camille et moi on avait eu des tonnes d'argent pendant la traversée du désert australien, ça aurait été naze, banal, sans relief, "oh oui c'est beau l'Uluru et le Kings Canyon", non là il y avait du challenge, de l'amusement, de la peur, c'était intense, c'était vivant, c'était génial !

Kracounette m'a écrit un email la semaine dernière et j'ai été très touchée par ses propos, elle disait notamment qu'au vu de notre situation (moi sans visa de travail ici et Jeremy qui luttait à trouver un job), elle était fière de nous, de la persévérance dont on faisait preuve et de notre complicité. C'est peut-être exactement ce que j'avais besoin d'entendre, qu'on est pas moins bien que les autres.

Je tiens à faire une parenthèse ici pour que nos familles ne s'inquiètent pas, je sais que mes propos peuvent paraître alarmant. Ce n'est pas le cas, c'est juste que notre ego en prend un coup, non pas qu'il soit surdimensionné mais forcément en fréquentant des gens, on se compare à eux. Je précise que pour rien au monde je ne changerai ma vie pour celle d'un autre, même s'il gagne des mille et des cent, je suis heureuse du parcours que j'ai suivi, des aventures folles que j'ai faites et je suis fière de Jeremy, de son parcours et de la personne géniale qu'il est.

Évidemment, c'est aussi beaucoup pour lui que je suis triste. J'aimerais qu'il vive autre chose que ça ici. Certes, c'est la crise partout, il aurait lutté ailleurs aussi, mais je dis juste que c'est dommage. Kracou m'a dit dans son email que si nous on pouvait trouver du travail dans des fermes en claquant des doigts en Australie il y a deux ans, aujourd'hui, il y avait des liste d'attente, car le boulot se faisait rare là bas aussi. Je sais, c'est mondial, c'est tout le monde, mais parfois, allez penser aux problèmes des gens quand les vôtres vous minent...

Pour finir sur une touche positive tout de même, sachez que nous, en soi, ça va, on s'aime, on s'éclate ensemble et on côtoie quand même des gens avec qui on passe des super moments ! J'aimerais juste dire à l'argent d'aller se faire voir. Certains diront que ce que je dis est naïf ou utopique, mais je trouve ça quand même con que l'argent dirige tout dans vos vies, un boulot c'est pour l'argent, un boulot c'est la moitié de la journée, l'autre moitié étant utilisée à se préparer pour aller au boulot et pour se relaxer après le boulot - qui, de toute évidence, stresse la majorité des gens. Ah ouais, c'est super tout ça ! J'arrête ceux qui seront en train de dire "oui mais c'est comme ça c'est tout". Je sais pas ce qu'on fera plus tard avec Jeremy, mais j'espère qu'on aura une opportunité de faire des jolies choses, enfin non tiens j'espère pas, je vous le dis, on fera des jolies choses ensemble ! Bisous aux familles, amis et lecteurs (bravo si vous êtes restés jusqu'ici ;))

Bye Bye NOLA !

(NOLA ? New Orleans, Louisiana. Oui, car LA, ce n'est pas que Los Angeles :p)

Alors, ça y est, on est de nouveau à l'aéroport ? Déjà une semaine ?

Oui. Une semaine entre 31 et 35 degrés, une semaine French Quarter, palmiers, jazz, alligators, vaudoo, poisson chat, mahi-mahi, Tabasco, souvenirs coquins, marche, marais, plage. Une semaine sauce Alfredo, Café du Monde, Canal Street, bus #11, bateau à aube, essuie-glace, clarinette, saxo, Annunciation, Felicity et tutti quanti. Une semaine dans le bayou, sous la clim, dans les street cars vert et rouge, sur Bourbon Street, dans la Nissan... Une semaine à la Nou Orlieunz, bercée de Cabrel, de la police, de De Maison et de Miss Ferrier; de tarot, de yam, de scrabble et de rami.

Bref, de l'évasion, du repos, du soleil, de l'anglais, des délires, exactement ce qu'il nous fallait à tous les trois !

Ceci est l'illustration parfaite du billet pas intéressant pour ceux qui n'étaient pas à la NO mais que nous, dans quelques années, on aimera relire :)

En quittant mon frère et ma mère, je me sens orpheline. On vient de passer 24 heures sur 24 ensemble pendant une semaine et ce n'est pas facile de les quitter. On s'habitue à être loin de sa famille pendant un an et les revoir comme ça, pendant un court laps de temps, d'autant plus intense, c'est fatal. Je me souviens de nous le soir du départ des parents de Jeremy... perdus...

Deux avions et une escale à Philadelphie plus tard, je suis à Buffalo, le moral dans les chaussures et je ne sais pas à ce moment-là que les galères n'ont pas encore eu lieu.

Je montre mon bout de papier au conducteur du bus qui doit me ramener à Toronto.
- "C'est pas un billet"
- "Quoi ?"
- "C'est pas un billet, ça, donnez-moi votre passeport et on verra à Buffalo."

Je rentre dans le bus et la fille assise à côté de moi m'explique que quelqu'un d'autre a eu le même problème et que je devrais pouvoir faire réimprimer mon billet au prochain arrêt. Avec Megabus, la société de bus qu'on prend tout le temps, il suffit d'imprimer l'email de confirmation, mais avec Greyhound, il faut un billet, que j'ai reçu il y a trois mois et que je revois très bien attendant patiemment mon départ pour la Nouvelle Orléans sur mon bureau. Oui, il est sur le bureau là !

A l'arrêt d'après, je vais au guichet :
- "Oui, il me faut juste votre carte de crédit."
- "Oui, voilà" (je tends ma carte française pensant avoir payé avec celle-ci)

Et non, c'était avec la carte canadienne, qui, cela dit en passant, a été remplacée par une nouvelle car elle a expiré il y a quelques semaines. Je dois donc repayer un billet. Je m'effondre, cette journée est affreuse, il manquerait plus que je n'ai pas de visa touristique à la douane et la journée sera parfaite. Voilà ce que je pense à ce moment-là.

Le passage à la douane arrive... En voyant que je viens de bénéficier d'un visa touristique de 6 mois, le douanier m'envoie a l'immigration et là, commence l'interrogatoire typique des gens dont on se méfie :
- "Votre copain est au Canada, c'est quoi son nom ?"
- "Il est né le combien ?"
- "Le 18 février 1983"
- "Le 19 ?"
- "Non le 18"
- "Et vous le 12 septembre ?' - "Non le 9 décembre" - "Comment vous épelez le nom de votre copain"

Il m'explique que je ne peux pas bénéficier d'un nouveau visa touristique de 6 mois, que j'ai déjà eu 6 mois pour visiter le pays, et que ce n'est pas fait pour s'installer. Je lui dis que je prévois de rentrer pour Noël et que je suis traductrice freelance. Il me dit que des gens font ça, ne ressortent plus du pays et que le Canada ne peut plus les faire partir après.

Je suis alors laissée dans le silence le plus complet pendant 15 minutes, face à un douanier qui tapote, qui recherche, qui s'en va, qui revient et qui m'accorde au final un visa touristique expirant le même jour que le visa de Jeremy.

Ces 30 minutes, elles m'ont donné l'impression de durer 3 heures, 3 heures pendant lesquelles j'avais peur d'avoir l'air louche, de dire un truc bête. Mais tout est bien qui finit bien.

Encore deux heures de bus et je retrouve Jeremy. Je n'ai plus une once d'énergie, au dodo !

Tiens, m'man, c'est pour toi, la version originale : http://www.deezer.com/track/883707 ;)

Derniers jours à la Nouvelle-Orléans !

Ces trois derniers jours, on est restés à la Nouvelle Orléans (le nom fait beaucoup plus pompeux en français qu’en anglais). On est allés au nord de la ville, où se trouve le City Park. On a pu voir des tonnes d’œuvres d’art, se détendre à l’ombre des arbres et goûter aux joies du Street Car local, beaucoup plus typique et charmant que le Street Car torontois. Et pour te répondre Louis, oui, le Street Car sur Charles Street est de nouveau en fonctionnement.

Anthony et sa coupine l'araignée.

Piège à insectes, ne pas toucher !

Après où est Charlie ? Où est l'écureuil ? :p

Il fait une chaleur de plus en plus pesante, je crois qu’on atteint facilement les 35 degrés avec un taux d’humidité hors norme. Du coup on est vite fatigués. Inutile de dire qu’en fin de journée, c’est 3 loques qui se retrouvent dans la même chambre. La douche est vécue comme un cadeau du ciel, notamment parce que, comme on passe notre temps en tongues, on a les pieds tout noirs et en entrant dans la douche, c’est cracra :p

Une aire de picnic assez bizarre. Elle est placée sous l'autoroute :$

Dans un petit parc de Marigny, un hommage aux morts du SIDA

On fait aussi des découvertes culinaires : des bouchées d’alligator. La panure joue sans doute sur le fait que je ne saurai pas trop vous décrire le goût de la bête ;) mais la mum et moi, on se souvient qu’à Sydney, avec Camille et Briac, on avait déjà trouvé que le crocodile n’avait pas trop trop de goût. Mais niveau texture, le frérot a décrit ça – à juste titre d’ailleurs – entre le moelleux du poulet et l’aspect caoutchouteux des calamars

Avant

Après

On mange également du poisson chat et du Mahi Mahi, trop bon  Bon et puis pour finir sur une touche moins originale, on a goûté aux fameux beignets du Café du Monde. Ce café se trouve en plein French Quarter et plusieurs personnes m’ont recommandé d’y aller alors c’est parti !

Mahi Mahi avant..

... et après

Poisson chat avant...

... et après

Ça par contre, on a pas goûté :p

Bon, comme vous pouvez le voir, les beignets, c’est « gras et sucre glace à volonté » mais j’ai quand même tout mangé :p Par contre, au niveau de l’ambiance du café, on a trouvé ça un peu cantine et un peu usine, je ne sais pas combien ils emploient de monde mais on dirait que rien qu’avec ce café, la Nouvelle Orléans est à l’abri du chômage :p

On prend aussi le temps de prendre un verre en terrasse devant un groupe de jazz vraiment sympa !

Un vieillard explique à deux enfants les caractéristiques de son copain.

On fait les derniers petits achats compulsifs, souvenirs et autres bêtises et on fait un dernier tour dans notre quartier. Aucun regret d’avoir choisi cette auberge de jeunesse. Elle n’est pas en centre ville et tant mieux ! J’ai lu sur le net que celles du French Quarter notamment étaient assez bruyantes, alors que là c’était assez calme malgré le nombre de gens qu’on a pu rencontrer – d’ailleurs on a rencontré des Françaises qui ont suivi leur père au Québec - très sympa, maintenant elles parlent avec des « pis », des « là », en vraies petites Québécoises c’est marrant ;)

Les jolis abris-bus

Donc pour en revenir a notre quartier, il est résidentiel et de toute évidence, il a dû être saccagé avec Katrina car tout semble neuf, rénové, c’est paisible.

Les flics font des rondes super fréquemment

Paisible et angoissant à la fois. C’est vraiment l’impression que m’a donnée la Nouvelle Orléans. Beaucoup de rues sont désertes, des zones sont abandonnées, saccagées et souvent on s’est demandé si des gens habitaient ici ou là. Dans le centre, il y a du monde, pas trop, juste comme il faut, mais ce sont des touristes alors si je m’imagine la Nouvelle Orléans à une période peu touristique, je me dis que ça doit être difficile de venir tout seul ici car je pense qu’on peut vraiment se sentir seul dans cette ville, plus qu’ailleurs. Mais avec sa famille ou ses amis, c’est très sympa :) Les maisons sont luxuriantes, on dirait que tout le monde essaie d'avoir sa petit jungle devant chez lui ici, c'est chouette :)

Toutes les photos sont ici !

Long Beach et Bayou !

Ce matin, on va récupérer notre voiture et c'est parti ! On se rend d'abord dans l'état du Mississippi où se trouve Long Beach, une plage qui, comme son nom l'indique, s'étend sur des kilomètres. Du sable blanc, fin, brulant, mmmmhhh. Par contre, l'eau - du Golfe du Mexique s'il vous plaît ;) - n'est pas très claire alors même si je m'y baigne un peu, je ne m'attarde pas puisque des poissons (j'imagine 8-O ) se jettent contre mes jambes et je n'aime pas l'idée de ne pas voir de qui se passe sous l'eau :p

On se repose un peu sur la plage et on se rend dans le bayou - typique de la Louisiane - une zone marécageuse où on peut normalement apercevoir des alligators !

En chemin, on voit des tonnes de pneus crevés sur le bord de la route, sans doute à cause de la chaleur qu'il fait...

Pendant plus d'une heure et demie, un natif du bayou nous raconte son histoire, celle de son grand-père et nous donne diverses informations sur sa région. C'est très intéressant et ce qui nous entoure est magnifique. C'est très humide, il y a des libellules partout, l'eau est loin d'être claire et évidemment, on espère bien y voir apparaître les fameuses bebettes ;) Très rapidement, on peut en apercevoir une, puis deux, puis trois. Merci mon appareil, merci mon objectif, je peux prendre des belles photos :)

Un avant goût...

Et vous, ça vous fait penser à quoi ?

Le marais

Après toutes ces émotions, informations, photomatons et tutti quanti, on est crevés ! C'est sans doute pour ça qu'on a du mal à éteindre les essuie-glaces (en s'y mettant à trois pourtant :p ) et c'est aussi sans doute pour ça que la mum, sans le faire exprès, tourne au dernier moment sur sa gauche, bloquant ainsi le feu rouge de la rue perpendiculaire. Et là, surgi de nulle part ??!!! Un raffut du tonnerre ! C'est la police de la Nouvelle Orléans ! "BWOP BWOP NOPD" ! Ils se mettent à crier dans leur "mégaphone" et j'entends le mot "feu rouge". Je me dis qu'on a grillé un feu rouge, je fais le geste désolé de la main, mais les flics reprennent leur micro pour nous dire de nous pousser. Avec tout ce bruit, c'est comme si on était cernés par toute la police du pays, les hélico, les tireurs d'élite, alala, rien à voir avec la police française ! Finalement, on se pousse et la voiture de police file...

Petite frayeur et finalement gros fou rire !!! C'est à l'auberge, tranquillement, que se termine cette journée. Pfiou, dodo !

Toutes les photos sont par ici !

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